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12/10/2014

Qui veut de la Barbe à Papa ?

Salut chers lecteurs !

 

Cette semaine fut assez tranquille pour moi si ce n'est une résection apicale (joli terme médical pour ne pas dire brutalement perçage de gencive avec une perceuse pour curer une infection sous une couronne) lundi et un beau concert d'Emilie Simon mercredi dans la salle Stereolux à Nantes.

 

Voici mes oeuvres des 7 derniers jours :

 

1) Son homme qui la quitte, la mer c'est son malheur - (Photo Francois Ville / paroles Renaud).

trinité sur mer, femme, marinière, océan, mer, mélancolie, renaud

2) La 9ème chanson en video de mon concert au Festiv'Art au Cellier le 31 mai 2014 au profit des enfants du Sénégal, BARBE A PAPA : http://youtu.be/pmAKsGmaPdY
Super ambiance !
Un grand merci à l'Association Christalle et Maimouna Pageau pour m'avoir invité, à Sylvain et Delphine pour la vidéo, au groupe Lula pour le son et la bonne musique, Bearded Babies pour les excellentes reprises, à tous les exposants et bien-sûr aux amis et au public venu nombreux faire la fête !

Barbe à papa

Je veux une barbe à Papa
Et pas celle de Pépé
Sinon je fais pipi
Mais pas dans le popo
Sur le tapis de la toto
La toto de la Tata
Qui a des lolos des titis
Qui plaisent à Tonton
Qui est un sacré coco
Mais un coco cocu
Qui joue du dada
Quand Tata fait dodo
Avec le gros dodu
Le dodu qui est tout doux
Quand tonton a su ça
Tonton s'est tut c'est tout
Pour que je répète pas tout
Je veux une barbe à papa

paroles écrites avec Frédéric Stéfanowicz

3) Un jeu de mots, pour ceux qui ont toujours les mains dans les proches ?

mains dans les poches, proche, proches, texte-style, jeux de mots, francois ville

4) Et pour terminer un poème :

Amour psychédélique

Je regarde les effluves de ton plaisir
Dans un délire parfumé d'excitation,
Vision olfactive telle une incitation,
Une citation de l'ire intime des lyres.

Je touche du doigt la charnelle mélodie,
Le bruit de ton désir, ébauche de débauche,
De droite à gauche les sons palpés se chevauchent,
Émis et gémis dans une lente élégie.

Je goûte les couleurs diaprées de tes penchants
En étalon au talent étalé en long,
La faim au ventre et l'estomac dans les talons,
Je déguste ton rubicond bonheur latent.

J'écoute les saveurs de ton corps de femme,
Symphonie sucrée salée, sacrée en secret,
Et à trop entendre l'ineffable fumet,
Je te prie et sollicite un supplément, Dame!

Je hume en possédé ta douceur veloutée,
La fermeté de ta peau cédée à mon flaire,
Le satiné des bas racés que tu libères,
Et le chaud de tes jambes ainsi débarrassées.

Les cinq sens en fusion dans un fou artistique,
A nous deux, vice-champions et champions du vice,
Nous, magnifiques épicuriens entrés en lice,
Jouons sans décence à l'amour psychédélique...

 

Bon dimanche et bonne semaine à tous !

31/08/2014

Comment se crée une de mes chansons ? L'exemple de Drogue Dure en 3 épisodes

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Comment se crée une de mes chansons ?

Voici par exemple l'histoire de DROGUE DURE, résumée en 3 étapes.

Episode 1 : les paroles

Au commencement il y a le verbe, le texte, c'est-à-dire en fait le poème car quand j'écris je ne sais pas encore si je trouverais un jour une musique adéquate...
Il est plus "facile" pour moi d'écrire des paroles, car je maîtrise le processus, il suffit que je réfléchisse... Un poème comme celui-ci c'est peut-être 8h de boulot, en général pendant les heures de cours de lycée ou de fac, pour lutter contre l'ennui... Je ne séchais pas les cours mais quand ceux-ci étaient sans intérêt, j'en profitais.
Par contre la musique, je ne le maîtrise pas, je suis totalement dépendant de l'inspiration, celle qui jaillit des doigts sans passer par la case cerveau ! Aussi plaisant qu'incertain...
Au final j'ai plus de textes que de musiques et certains poèmes ne trouveront sans doute jamais leur partenaire mélodique.

Je disais donc épisode 1, le texte, l'un de mes préférés de mon point de vue égoïste, égocentrique et narcissique :

Drogue dure

Infernal chacun de nous est drogué,
Prisonnier mental d'un désir vital :
Combler un degré du vide abyssal
Qui s'installe sans la moindre pitié.

La pire drogue a le doux nom d'amour,
Elle assure sans commune mesure,
Sans détour elle bouffe à toute allure
La raison pure de ceux qui sont pour.

Au plus jeune âge naît la dépendance,
La carence s'étire en noir nuage,
Monstre hideux au visage de naufrage
Sur un rivage de désespérance.

Nul besoin d'y goûter pour être accroc,
Ardemment voulu, l'amour à l'insu
Dans le cerveau s'insinue comme un flux,
Un reflux jaillissant à fleur de peau.

L'amour ne tue jamais par overdose
Mais le manque étincelant nous déchire,
Cause la douleur impossible à fuir,
Et il n'est d'élixir qu'à l'eau de prose.

Cupidon du ciel décoche ses flèches,
Seringues fraîches, fixs aux effets flashs,
L'émotion palpite le cœur se lâche,
Lèche et s'attache au poison sur la brèche.

Quand dans ses bras belle Vénus nous berce,
Que la substance amour hante les sens,
Déverse de l'ivresse en délivrance,
La jouissance des frissons nous transperce.

La passion nous drague dur, quelle crack!
Le bon sens bivouaque quand l'amour pique,
Jamais l'être ne se désintoxique
Et l'esprit pratique en devient patraque...

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Episode 2 : la musique de DROGUE DURE

L'écriture de DROGUE DURE est terminée mais, comme pour tous mes textes, je ne cherche pas à lui composer une musique sur mesure car j'en suis tout bonnement incapable. Pour l'instant c'est un poème et c'est déjà pas mal.
Cependant et parallèlement je gratouille ma guitare régulièrement, sans réfléchir, laissant courir mes doigts selon l'inspiration.
Le tout pour moi est donc de détecter le moment où je joue quelque chose qui sonne bien et original à mes oreilles, et de parvenir à le maîtriser.
Pour cela je dois jouer et rejouer ce même riff des centaines de fois, pour le mémoriser (l'inspiration est fugace !) et l'améliorer, le compléter ou lui enlever des notes ci-besoin, lui ajouter du feeling car bien souvent mon jeu est maladroit et mal assuré au début.

C'est un pur moment magique de création et de récréation, l'instant que je préfère dans tout le processus de composition d'une chanson. Que du plaisir !

Un riff c'est bien mais deux ou trois, avec des cassures de rythme, c'est mieux pour construire un morceau digne de ce nom.
Alors soit je complète mon air de guitare avec d'autres isolés que j'ai trouvés auparavant sans parvenir à les assembler jusque là, soit j'essaie de broder directement à partir du riff que je viens d'inventer.
C'est une partie plus laborieuse et donc moins fun. Le risque d'échec est relativement élevé. Je dois faire appel à l'inspiration mais aussi à l'expérience acquise au fil des années. C'est beaucoup de concentration, au point parfois de parvenir à un état de légère transe. Et ce sans prise de substance légale ou illégale !

Pour DROGUE DURE j'ai trouvé en premier le riff que vous entendez sur les couplets et j'ai passé du temps à créer la musique du refrain, d'autant que c'est une façon de jouer atypique pour ma part, en arpèges un peu bizarres et en ternaire (le rythme de la valse).

Une fois que j'ai deux ou trois riffs assemblés qui peuvent constituer dignement l'ossature d'une chanson, je compulse mon cahier de textes, de poèmes, pour tenter d'en trouver un qui colle à l'ambiance.
Pour cette musique ce fut DROGUE DURE. En général j'ai toujours un poème qui convient car j'écris plus de paroles que de musiques. J'ai du stock pour éviter toute pénurie.
Il faut que le texte corresponde avec la mélodie, que ce soit au niveau du thème (drôle, triste,...) mais aussi quant à la longueur des vers et au rythme propre des mots.
Je cherche également quel sera le refrain, si ce sera un couplet entier ou juste un mot. Dans tous les cas il faut que ce refrain reste dans la tête car c'est comme ça que j'aime les chansons.
Il est inconcevable de rater cette étape du refrain, c'est la plus cruciale !

Un poème et une musique se marient pour devenir une chanson. Quand ce mariage fonctionne c'est un autre moment magique qui me procure un énorme plaisir.

Pour l'instant je vous laisse écouter la musique de DROGUE DURE, sans les paroles. Vous pouvez maintenant vous amuser à imaginer comment j'ai chanté dessus... http://youtu.be/SFXYEF64ysY

 

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Episode 3 : Poème + Musique = chanson !

J'ai le texte et la musique de DROGUE DURE, vient donc ensuite l'étape de l'enregistrement et des arrangements. J'ajoute alors de la basse, de la batterie, d'autres guitares, des choeurs,...
C'est une étape très créative et spontanée, donc aussi très plaisante. Je ne réfléchis pas à l'avance, j'improvise totalement.
Le risque est de gâcher le morceau, de le dénaturer, d'en faire trop.

L'enregistrement suppose de jouer et chanter parfaitement pour que ce soit carré et juste. Ce n'est jamais tout à fait le cas et c'est par conséquent un processus long et difficile pour moi, surtout pour le chant. Je sais écrire et composer mais je pêche dans l'interprétation.

Puis il faut mixer tout ça pour que le rendu soit agréable à l'écoute. J'aime le mixage mais je ne suis pas doué du tout et je ne m'en rends pas compte. De mauvaises oreilles sans doute ou alors je suis trop facilement content de ce que je fais...
Ce sont les auditeurs qui me critiquent, et pas toujours avec tact. Après 10 ans d'efforts non récompensés, je crois que mon incompétence est avérée et définitive, malgré quelques progrès dus à de bons conseils et du meilleur matériel.

Pour DROGUE DURE j'ai heureusement collaboré avec Gabe, qui est bien meilleur que moi en mixage et qui m'a gentiment proposé ses services d'ingénieur du son. On ne se connaît pas, notre travail s'effectue au travers d'Internet. Vive le Web !

Le Net me permet d'ailleurs de diffuser mes créations, de les proposer au plus grand nombre. J'utilise bien-sûr les réseaux sociaux mais aussi les blogs et les forums. C'est un gros travail, très chronophage, mais indispensable.
A quoi bon m'exprimer artistiquement si personne ne peut écouter ?
Je dois faire face à la concurrence car nous sommes des centaines de milliers à désirer la même chose, à vouloir partager avec le public le fruit de notre passion.
Pourquoi l'internaute m'écouterait moi plutôt qu'un autre, comment le fidéliser ? Voilà toute la difficulté...

Donc voilà, après avoir découvert les paroles puis l'accompagnement, vous pouvez maintenant écouter le résultat final, la chanson DROGUE DURE dans son ensemble : paroles + musique + arrangements + mixage : http://youtu.be/2eTy_9NYtn4

Qu'en pensez-vous ?

 

Pour DROGUE DURE il n'y a que trois épisodes. On pourrait imaginer la suite, une version live, un clip,... Des idées à ce sujet ?

13/04/2014

Un clip, des jeux de mots, un peau-aime et quelques bêtises

Bon sang je n'arrive plus à publier tous les jours, faudrait que j'arrive à le faire au moins une fois par semaine...

Depuis la dernière fois je me suis fendu d'un vrai clip pour ma chanson DATE LIMITE ! Pas évident vu que je m'auto-filme avec un appareil photo, sans me voir ! Vous aimez quand même ?

Ce morceau va passer sur la Grosse Radio dans l'émission le Gromix car les auditeurs et le Gromité ont chacun voté à plus de 70% (limite d'acceptation) pour que ce soit le cas !

 

J'ai aussi écrit quelques jeux de mots. Lequel est votre préféré ?

haïr, ciel, s o s, Jeux de Mots, dieu, Francois Ville, aide, fiel, aide-toi et le ciel t'aidera, secours

HAIS-toi et le FIEL t'aidera

artiste, art, artistique, Jeux de Mots, or, Francois Ville, oeuvre, chef d'oeuvre, ire, ère

L'ère n'est pas a l'ire car l'art est en or

 

sexe, Jeux de Mots, bonheur, Francois Ville, noir désir, amour, bertrand cantat, en route pour la joie, rut, joie

En RUT pour la joie

ménopause, copain, copains d'avant, passé, Jeux de Mots, vieux, Francois Ville, coquin, avant, andropause

Inscrit sur COQUINS d'avant

vie, vitupère, optimiste, Jeux de Mots, Francois Ville, colère, grognon, pessimiste, râleur, perte

Vitupère mais la VIE TU PERDS

artiste, Jeux de Mots, musicien, vivre, Francois Ville, violon, pisse, argent, instrument, musique

Vivre de sa musique ? Autant pisser dans un violon...

Jeux de Mots, Francois Ville, arrêt de bus, car, bus, arrêt, station, transport en commun, busway, amour

Arrêt de PUCE

bander, danseuse, érection, Jeux de Mots, ronde, Francois Ville, sarabande, sarah, danse, musique

Viens danser, la Sarah bande ?!

puce, rendez-vous, Jeux de Mots, saut, maison, Francois Ville, saut de puce, résidence, habitat, drague

Viens, j'habite a un saut de BUS

en route mauvaise troupe, mauvais, Jeux de Mots, Francois Ville, troupe, croupe, proverbe, rut, expression, route

En RUT mauvaise CROUPE

procès, justice, juge, procédure, administration, francois ville, jeux de mots, tribunal, avocat, prison

Les PROCES DURENT trop par trop de PROCEDURES

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Un poème m'est venu un soir, m'empêchant de dormir :

LE TAON

L'étang s'étend,
Le Taon, Satan,
Se tend, attend
Le temps du sang.

Comptant longtemps
Et tant et tant,
Le Taon distant
Se sent 100 ans.

Tentant passant,
Le Taon l'entend,
Pan ! Se détend
En un instant.

Quittant l'étang,
Partant content,
Le Taon pourtant
Se sent absent.

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Un autre soir, rebelote, cette phrase m'est venue :

Tu désirais de l'attention, câlins, douceur, affection,
Tu n'as eu que la tension, catin, douleur, infection.

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Si François Hollande avait utilisé la  marque de casque Airoh, le magazine Closer aurait-il lancé une rumeur ayraunnée ?

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Question :

Pourquoi le volume des klaxons est-il proportionnel à la taille des véhicules ? Autrement dit pourquoi ce sont les plus faibles et fragiles sur la route qui peuvent le moins se faire entendre en cas de danger ? Est-ce freudien ?

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A la réflexion, quand je pense devant mon miroir, celui-ci y réfléchit à deux fois avant de renvoyer mon image.

--------------------------------------------------------------Quand on l'embête, un dauphin fait-il le dos gros ?

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Et voilà, la suite au prochain épisode. Merci à tous ceux qui me suivent !

 

01/04/2014

Gros pêle-Mêle des 3 dernières semaines de travail

Non je ne vous abandonne pas ! J'ai bien bossé ces dernières semaines pour vous offrir aujourd'hui le fruit de ce plaisant labeur : jeux de mots, vidéo, nouvelles, photos,... C'est un très gros post du coup, pardon s'il y a indigestion.

coeur,place,francois ville,amour

Accepte-moi je ne prendrais pas de place, ou alors peut-être juste dans ton coeur...

Pourquoi je me montre si Distant ? Pour mieux t'Admirer mon Amour ! - 1er Conseil de BHaut Parleur

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Shellfie de l'Artiste

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Cellefi de l'Artiste

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Prise de Bec

pornic,francois ville,cabane,pêcheur

Pornic, sa Mer

brume,pornic,francois ville

Brume à la Plage de la Source à Pornic

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Croix amalgamée : après

croix,amalgamée,francois ville,feu,treille

Croix amalgamée : avant

 

Mauvaise impression

En boutique je suis mal à l'aise au point de ressentir parfois des vertiges diffus pendant plusieurs heures. Comme si j'étais sous pression, en stress ou face à un dilemme cornélien et paralysant. Moi qui suis un intello (à défaut d'être manuel), je me retrouve alors privé de réflexion. Je ne suis plus alors qu'un pâle reflet de ce que suis habituellement. C'est dire si c'est peu car je suis de nature quasiment transparente tant je suis discret et sans charisme. A tel point que les portes automatiques des grandes surfaces oublient parfois de s'ouvrir lorsque j'arrive devant elles.

Ce mal-être bizarre est peut-être dû à la configuration géométrique des lieux, avec tous ces rayons et ces milliers d'objets alignés et superposés d'une manière particulière et ordonnée. Drôle d'idée me direz-vous mais un ostéopathe réputé a un jour avancé cette hypothèse en apprenant que je souffrais d'une légère diplopie de l'oeil droit. J'avoue sans vergogne que j'aime bien cette supposition car elle possède l'avantage de mettre en cause mon corps plutôt que mon équilibre mental. En tant qu'intellectuel, je préfère.

En tout état de cause je ne crois pas que ce soit une phobie car la manifestation des symptômes n'est pas complètement ingérable. Elle n'est pas (totalement) liée à ma peur des gens par exemple. Force est de constater que même au sein d'un magasin dépeuplé mon malaise pointe le bout de son nez. A l'inverse je me sens comme un poisson dans l'eau dans un concert au milieu d'un pogo réunissant plusieurs milliers d'agités du bocal.

La cause pourrait éventuellement trouver son origine dans mon rapport à la consommation ou à l'argent mais je fiche mon billet que ce n'est pas ça non plus.

Je n'ai pas non plus souvenir d'avoir subi d'expérience traumatisante dans ma jeunesse si j’exclus la fois où j'ai découvert l'existence de la sexualité au rayon livres pour enfants d'une grande surface.

Hum, oui vous avez bien lu...

Petit retour en arrière. C'était chez Mammouth, qui à l'époque écrasait les prix mais aussi parfois et c'est moins connu, l'innocence des plus petits. Ce jour là je suis tombé sur une bande dessinée de la Cicciolina, l'une des premières porno-stars de l'histoire, aujourd'hui reconvertie dans la politique (soit le parcours inverse de certains de nos politiciens).
Cette œuvre édifiante n'avait a priori rien à faire aux côtés de Babar l'éléphant malgré une certaine similitude entre la trompe de ce dernier et plusieurs protagonistes de l'aventure plutôt mieux pourvus que la moyenne en matière d'entre-jambe.
L'histoire racontait sexplicitement et force détails comment la demoiselle parvenait à rendre le monde meilleur en couchant avec celui-ci, n'importe où et n'importe quand. Après ce traitement de choc, même les méchants chasseurs se comportaient comme de gentils lapins.

Pour rester sur le thème de l'enfance, peut-être que mon trouble en boutique tire son origine d'une crainte certes faible, mais ressentie pendant des années : celle qu'un vigile zélé de l'hypermarché vienne nous surprendre et nous gronder, mon frère et moi, en pleine lecture gratuite de BD. En effet les parents nous laissaient seuls à ce rayon pendant qu'ils faisaient leurs courses les vendredi soir.
C'est grâce à ce rituel que j'ai pu découvrir fiévreusement(en sus de la Cicciolina), Chick Bill, Aria, Lucky Luke, Tintin, Astérix, Boule et Bill et bien d'autres trésors.
En tout et pour tout la prise en flagrant délit de lecture gratuite est arrivée une malheureuse fois. En fait nous avions bien plus de raisons de craindre le retour des parents avant la fin de l'album en cours. Nous nous dépêchions de lire une première œuvre. Ensuite il était forcément très tentant d'en commencer une seconde tout en sachant pertinemment qu'elle serait sûrement impossible à terminer avant le temps imparti et que de surcroît elle ne serait peut-être plus disponible la semaine suivante... La frustration crée le désir.

Il m'est arrivé bien d'autres petites mésaventures qui pourraient expliquer cet étrange mal-être anti-shopping. Par exemple, gamin, ma maman m'a un jour envoyé faire de menues emplettes au Codec près de chez nous. Et bien j'ai réussi l'exploit de revenir sans les achats, négligemment abandonnés sur le tapis de la caisse, après avoir bien-sûr payé. Vexant et complètement nul. Après m'être fait sermonner j'ai dû retourner à la supérette mais quelque malotru était déjà reparti avec mes sacs. Cuisante humiliation.

Au final et c'est un aveu d'impuissance, je n'ai aucune idée du véritable pourquoi de cette gêne incongrue qui m'empêche de profiter pleinement de notre alléchante société de consommation. Ceci étant, faut-il toujours une raison à la folie ?

Conséquence de cette inaptitude je loue chaque jour le miracle Internet qui permet de contourner cette corvée. Je commande directement depuis mon bureau douillet presque tout ce dont j'ai besoin. Chez moi le déclic du clic de souris est venu rapidement et avec le sourire. Au moins à tête reposée je peux rechercher les meilleurs rapports qualité/prix et me renseigner dans le détail, sans vendeur oppressant ou incompétent. Bref, je me sens sur le Web comme un Spiderman anonyme dans sa toile.

Cependant entre le Net et la boutique physique il existe un entre-deux. Parfois la commande s'effectue en ligne mais la livraison est à récupérer dans un vrai magasin où il faut (hélas) se rendre en chair (de poule) et en os pour récupérer son bien.
Ainsi la semaine dernière j'ai effectué un achat sur le site de Décathlon pour acquérir plusieurs équipements sportifs et je dois aujourd'hui récupérer ma commande. Dur, mais je n'ai pas le choix, l'ermite que je suis devenu va devoir sortir de sa bulle. Sur le site j'en ai aussi profité pour accepter leur carte de fidélité. Seulement celle qui m'a été proposée est provisoire et il faudra que je la finalise sur place.

Nous nous rendons donc au magasin avec mon épouse, Angelina, et mon fils, Nicolas, car eux vont aussi s'équiper, courageusement, sans passer du tout par Internet.

En entrant je demande à la caissière quelle est la procédure à suivre pour obtenir mes biens. Pour la carte de fidélité elle désigne une borne où je devrais me rendre. Quant à la commande en ligne, sans vouloir me commander elle me presse de la suivre et me montre un gros carton dans l'arrière boutique. Nous l'ouvrons, je vérifie qu'il y a tout et je l'interroge pour savoir si je peux faire un essayage des vêtements. Sa réponse est positive.

La caissière commence alors par faire le tri afin de laisser sur place ce que je n'ai pas besoin d'essayer. Ensuite elle fait le décompte des articles à emmener afin de ne pas avoir de problème à mon retour, au cas où je reviendrais avec des articles supplémentaires. Enfin une autre employée m'emmène jusqu'à une cabine, au sein du magasin.
J'enfile les différents vêtements et par chance tout me va à peu près (une fois achetés je suis du genre à garder et même mettre des habits qui ne me vont pas, j'assume contre toute raison). L'épreuve durera ainsi moins longtemps car comme à l'accoutumée je ne me sens pas très bien. Malgré le lieu, ce n'est pas à fond la forme...

Pressé d'en finir je pars à la recherche d'Angelina et Nicolas. En fait ils sont déjà en train de m'attendre pour passer à la caisse. Ils sont allés plus vite que moi ! Preuve que je tourne au ralenti.

La caissière contrôle que je n'ai pas ajouté d'article et démagnétise les antivols pour empêcher l'alarme de sonner.
J'informe Angelina que je dois encore faire imprimer ma carte de fidélité. Surprise, elle me rétorque qu'elle en a déjà une et qu'il était donc inutile de demander un exemplaire supplémentaire. Je ne savais pas ou si je l'ai su cette information n'a pas daigné rester dans ma cervelle de moineau. A vrai dire j'étais même intimement persuadé qu'Angelina ne souhaitait plus de carte de fidélité, surtout celle d'un magasin de sport où il est rare que nous allions.
L'idée de renoncer à la nouvelle carte surgit dans mon esprit embrumé mais mes achats sur Internet ont déjà généré automatiquement un chèque-cadeau. Ce serait bête de s'en priver alors tant pis, nous aurons chacun notre carte.

Angelina et Nicolas m'attendent derrière la caisse. Je me dirige vers une table sur laquelle il y a un écran d'ordinateur et un clavier, ainsi qu'une machine oblongue posée à gauche. Sur l'écran est indiquée la procédure à suivre.

Je stresse un peu plus car j'ai toujours appréhendé d'avoir à faire à des machines peu intuitives et de ne pas m'en sortir. C'est le même genre d'angoisse idiote que je ressens avec les pompes à essence, les distributeurs de boissons, de tickets de métro ou de billets de train. Il m'est arrivé de faire la queue longtemps plutôt que de retirer rapidement un billet SNCF via une borne automatique.
Une fois à Lyon j'ai voulu retirer de l'argent au distributeur et j'ai réussi le tour de force de partir sans l'argent ! Je m'en suis aperçu à la bibliothèque universitaire une demi-heure plus tard. Heureusement les billets avaient été ravalés par la machine et non pris par quelqu'un d'autre. Sans doute avais-je l'esprit trop occupé par mes études...
Le pire c'est que je n'aime pas non plus m'adresser aux guichets et demander quelque chose à une personne réelle que je ne connais pas.
Bref, un rien est compliqué pour moi, je me fais une montagne de tout un tas de choses banales, je me sens inadapté. Et malgré l’avènement du virtuel je suis bien obligé parfois d'affronter la vie, la vraie.

Je lis et relis les instructions à l'écran pour imprimer ma carte plastifiée. Pour commencer il faut scanner le code barre de ma carte provisoire. Je déplie donc mon papier imprimé préalablement chez moi et le passe devant la drôle de machine posée à ma gauche. Rien ne se passe, elle ne moufte pas. Je repasse la feuille deux ou trois fois, de gauche à droite, de bas en haut, en biais, sans résultat. Pourtant elle n'est pas froissée et bien lisible.
Je jette un coup d'oeil derrière moi, je pressens que tout le monde me regarde et commence à se moquer du pauvre type qui n'arrive pas à se servir d'une douchette. Visiblement non, je dois être paranoïaque ou alors ils font comme s'ils n'avaient rien vu. Ils sont malins.
Fugitivement l'idée me traverse de demander de l'aide mais j'ai trop d'orgueil mal placé. J'aperçois au loin Angelina et Nicolas qui paraissent s'impatienter. Je leur lance un sourire (crispé) pour les rassurer.

Dans un geste désespéré je montre à nouveau mon code-barre à la machine aussi grise que ma mine. J'essaie vainement d'avoir l'air de celui qui sait très bien ce qu'il fait, qui garde la maîtrise en toute circonstance. Rien n'y fait, l'appareil reste sans vie. Peut-être est-il simplement en panne ?

Je lis sur l'écran qu'en cas d'échec il faut taper les 13 chiffres du code barre à la main. Ouf, ils ont prévu une solution de secours.
Je lance un second regard anxieux derrière moi. Ils doivent tous se demander ce que je fous. En général ça doit aller beaucoup plus vite. Comme la fois précédente les clients et le personnel jouent avec brio l'indifférence.
Angelina me fait toutefois un signe pour dire "Alors, c'est bientôt fini ?". Je me ressaisis et saisis résolument, un à un, les caractères du code-barre qui dansent devant mes yeux. Je vérifie ma frappe. OK. Je re-vérifie. Toujours OK. J'appuie sur entrée. OK !
Je ne me suis pas trompé, cela semble fonctionner. J'entends le bruit rassurant d'une imprimante qui se met en branle.
Je m'en félicite, soulagé de m'en tirer enfin.

Répit de courte durée car subitement je réalise que l'imprimante en question est en fait la machine muette et obtuse qui ne voulait pas scanner ma carte provisoire !
Je prends rapidement conscience que j'ai passé et repassé mon code-barre, de manière tout à fait ridicule et inappropriée, devant une imprimante qui n'a jamais été conçue pour scanner quoi que ce soit. Ca ne risquait pas de marcher ! Ils doivent bien se marrer dans mon dos les gens mais je n'ose plus me retourner.

Mais alors où se trouve cette foutue douchette ?

Et bien je m'aperçois que depuis le départ elle trône sous mon nez, un peu à droite sur la table, parfaitement en évidence pour qui n'a pas l'esprit confus. Son laser rouge me nargue en me faisant outrageusement de l'oeil, genre "coucou, j'ai toujours été là, nananère !". Accablé je rejoins mon épouse et nous quittons ce lieu maudit. La prochaine fois je paierais les frais de port.

Décidément je pense que les magasins me feront toujours mauvaise impression.

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La maternelle, c'est pas de la tarte

J-3.

Nicolas, à table, nous demande :
- "Est-ce que je pourrais manger du gâteau le jour de mon anniversaire des 5 ans à l'école ?"
- "Bien-sûr que oui ! Répondons-nous en cœur.
- "Quand c'est l'anniversaire des autres tu as toujours le droit alors quand c'est le tien encore plus, non ? Ajoute Angelina.
- "Ce serait vraiment bizarre que tu n'en ais pas. Pourquoi poses-tu cette question ?" Interviens-je à mon tour.
- ...
Pas de réponse, Nicolas change vite de sujet et nous en restons là. Peut-être que celui dont c'est l'anniversaire est servi en dernier, par politesse ou pour raison pédagogique...

Jour J.

Comme d'habitude en ce mardi je vais chercher Nicolas à l'école à 16h45. Il sort, dit vaguement au revoir à sa maîtresse, Marguerite, puis part en direction de la sortie. Comme je sais qu'il a fêté son anniversaire en classe avec ses camarades, j'interroge rapidement Marguerite :
- "Est-ce que le goûter d'anniversaire s'est bien passé ?"
- "Oui très bien mais c'est drôle parce que Nicolas a demandé avant que ça ne commence s'il aurait l'autorisation comme les autres de prendre une part de gâteau"
- "Étonnant en effet, d'autant qu'il nous a aussi posé cette question il y a peu..."
Voyant Nicolas déjà loin j'abrège la conversation et vais le rejoindre.

Jour J, au dîner.

Angelina demande à Nicolas comment s'est déroulé son anniversaire à la maternelle. N'aimant généralement pas trop raconter ses journées il fait un résumé :
- "Bien."

Bon, en l'asticotant un peu plus il nous explique qu'il n'apprécie toujours pas quand on lui chante Joyeux anniversaire. Timide et réservé il se sent vraiment gêné d'être tout à coup le centre d'attention.
Je signale à Angelina ce que l'enseignante a dit à propos du gâteau. Ne sachant pas trop quoi en penser nous ré-interrogeons Nicolas. Nous n'espérons pas vraiment de réponse mais cette fois il se lance.

Et c'est là qu'il nous raconte, des sanglots dans la voix, qu'il y a un an jour pour jour, à son précédent anniversaire, à 4ans donc, en 1ère année de maternelle, son institutrice de l'époque, Gertrude, une remplaçante qu'il n'appréciait guère (comme plusieurs autres enfants), lui a totalement interdit de manger sa part de gâteau.

Nous imaginons cette terrible scène.

Consternés et tristes d'apprendre cette histoire uniquement maintenant alors que Nicolas aurait pu et Gertrude aurait dû nous en parler, nous demandons à notre progéniture pourquoi il a vécu cette cruelle privation.
- "J'étais puni."
- "Pourquoi ?"
- "Parce que je n'étais pas sage."
- "C'est-à-dire ?"
- "J'avais dit un gros mot."
- "Ah bon, lequel ?"
- "Grosse fesse."
- "Ah oui, et à qui as-tu dis ça ?"
- "A Léa, une fille de ma classe."

Donc voilà, Nicolas, de l'avis général un gentil petit garçon, à 4 ans seulement a subit la méchante humiliation, devant tous ses copains de petite section, d'être privé de son propre gâteau d'anniversaire (que nous, parents, avions apporté), pour une simple et sans doute très exceptionnelle incartade langagière. Il aura fallu un an avant qu'il puisse en parler.

Nous expliquons alors à Nicolas que cette punition était très exagérée et qu'il devrait toujours nous dire quand il a fait une bêtise parce que ça peut souvent être réparé. Nous aurions pu notamment en discuter avec Gertrude. Nous demandons à notre fils quelle aurait été à son avis une juste punition. Il hésite, réfléchit... Je propose :
- "Aller au coin quelques minutes ?"
- "Heu... Non, plutôt de manger le gâteau sur une chaise à l'écart des autres" s'exprime-t-il.
- "Oui effectivement ça aurait été mieux."

Nous comprenons un peu mieux pourquoi l'an passé il n'aimait pas aller à l'école alors qu'il adorait auparavant la crèche et que plein d'autre enfants se font une joie d'être en maternelle. Nous avions mis ça sur le compte de plusieurs raisons vraisemblables comme notre déménagement et l'absence d'Angelina les jours de semaine en attendant sa mutation de Lyon à Bordeaux. Nous savions que le courant ne passait pas super bien entre notre fils et Gertrude mais sans aucun fait particulier à reprocher à cette dernière. Nos rapports avec elle étaient tout à fait corrects et elle ne nous faisait pas mauvaise impression.

Cerise sur l'absence de gâteau, Nicolas nous racontera quelques minutes plus tard que Marguerite, sa maîtresse actuelle, lui avait fait dans un premier temps la mauvaise blague de répondre qu'il n'aurait pas le droit d'avoir sa part. La pauvre ne pouvait pas se douter que derrière cette question surprenante se cachait une réelle douleur. Je lui dirais le fin mot de l'histoire la prochaine fois que je la verrais.

D'un côté les enseignants jouissent d'un pouvoir disproportionné et quelques uns n'hésitent malheureusement pas à en abuser, consciemment ou pas. De l'autre côté les enfants ne disent pas tout et peuvent aussi mentir.
Dès lors, parents impuissants, nous ne pouvons nous empêcher de penser : pourrait-il y avoir d'autres choses plus graves que nous ignorons ?

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 Fête des Paires

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Bière qui roule amasse mousse

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C'est un jour à marquer d'une Bière blanche

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C'est celui qui dit qui HAIT

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Donnez du H à la campagne et faites couler le cHampagne

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Hip-Hop, l'Argent coule à Flow

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J'aimerais apporter ma Bière à l'édifice

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J'aimerais retourner à l'âge de Bière

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Je pense donc je Hais

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A la bonne heure !

Au moment de sortir mon scooter pour aller au boulot en cette journée du 24 mars, un doute m'étreint avec fulgurance. Je ne sais pas si c'est à cause de la luminosité dehors ou d'autre chose mais je me dis que j'ai peut-être bien loupé le passage à l'heure d'été.

D'un mouvement fébrile et maladroit je fouille dans la poche extérieure de ma veste spéciale deux-roues et en retire péniblement mon smartphone coincé au milieu de mes gros trousseaux de clés et autres cartes d'accès à mon travail. Je tente de le déverrouiller d'un seul glissement saccadé de l'index sur l'écran mais dans la précipitation je me trompe et suis obligé de m'y reprendre à deux fois. Enfin je lis l'heure : 7h10 !

Bon sang mais oui, nous nous sommes levés trop tôt ! On a oublié hier soir de changer l'heure de nos réveils ! Ne regardant jamais la télé nous avons facilement loupé l'info et sans contrainte ce dimanche nous ne nous sommes aperçus de rien. Heureusement le smartphone, lui au moins, s'est mis à la bonne heure automatiquement mais je ne l'ai peut-être pas consulté la veille. Ou alors je n'ai pas remarqué le décalage avec nos autres horloges.

Zut en plus Angelina et Nicolas viennent de se réveiller et de descendre petit-déjeuner. Il faut que je les prévienne de notre erreur et leur dire qu'ils peuvent retourner se coucher ou du moins prendre leur temps ! C'est quand même dommage de se priver d'une heure de sommeil alors que nous sommes fatigués par notre rythme trépidant. En outre Nicolas, d'après ce que je perçois, est encore grognon ce matin et Angelina ne se sent vraiment pas dans son assiette (ou plutôt dans son bol). Elle a peut-être un début de gastro ou est sous le coup d'une intoxication alimentaire (l'andouillette d'hier midi, les fruits de mer d'avant-hier ?).
Moi qui étais déjà contrarié par cette mauvaise nouvelle qui va bouleverser l'équilibre précaire de ma petite vie minutée, je le suis doublement.

Du garage je déboule dans la cuisine en ayant encore mon casque sur la tête. Sans un mot, d'un geste théâtral, le bras tendu, avec problement le visage inexpressif d'un psychopathe, j'exhibe mon téléphone à quelques centimètres des yeux de mon épouse au teint plutôt pâle. Je m'attends à ce qu'elle réagisse avec autant d'excès, poussant un cri de surprise après avoir pris conscience de notre étourderie idiote, mais elle me toise et dit :
- "L'écran est éteint."

Mon effet est complètement raté. Désarçonné et vexé je suis obligé de re-déverrouiller l'appareil que je croyais pourtant réglé pour rester allumé 5 minutes d'affilée après une quelconque action dessus.

Après ce contretemps, toujours totalement mutique, je lui remontre, avec une vigueur qui veut en dit long, l'écran accusateur, preuve éclatante et sans appel de notre manque de vigilance temporelle.
Elle le regarde fixement plusieurs secondes, l'air perplexe, essayant sûrement de saisir pourquoi j'ai l'air aussi habité, voire possédé, puis dit d'une voix blanche :
- "Ouais, et alors ?"

Surpris par cette seconde réplique franchement à des années lumière de celle espérée (elle ne comprend donc pas !?), je retourne l'écran vers moi, soudain incertain.
Mon œil trouble se pose de nouveau sur l'heure affichée. Il est maintenant 7h13. Mon cerveau énervé mais manifestement mal réveillé réalise avec une lenteur teintée de mauvaise volonté qu'il est bel et bien l'heure habituelle de mon départ au boulot, comme chaque jour que Dieu fait. Donc tout va "bien". C'est un peu dur à avaler, les aiguilles des pendules de l'ensemble de la maison semblent vouloir toutes à cet instant piquer ma fierté, mais force est de constater que ce n'est pas le jour du changement d'heure. J'ai juste complètement halluciné ces 3 dernières minutes... Je devrais être content mais je suis déçu d'avoir cru à tort que je m'étais trompé !

Tout en repartant penaud vers le garage je romps enfin mon silence lourd de sens en bredouillant :
- "Heu... Non, rien..."

Sur mon scooter je me demande si Angelina et Nicolas ont finalement deviné le pourquoi de mon irruption spectaculaire et absurde dans leur petit-déjeuner.

04/03/2014

Quelle est la DATE LIMITE de l'AMOUR ?

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Quelle est la DATE LIMITE de l'Amour ? Réponse en Musique : http://youtu.be/11WRwVRJSno

J'ai eu une adolescence tourmentée par les affres de l'Amour. Je le recherchais mais je n'osais pas avec celles que je désirais ou mes expériences se révélaient des fiascos avec celles que je ne désirais pas mais qui voulaient bien de moi...

Ces relations ne duraient jamais très longtemps et j'ai fait le parallèle entre moi et un vulgaire produit de consommation avec sa date limite d'utilisation, de consommation, d'utilisation optimale ou que sais-je encore !

Il me fallait bien exorciser cette situation dramatique en chanson, puisque c'est mon mode d'expression. Avec humour toutefois pour enlever un peu de poids à ce sujet pathétique.



Date limite

Périmé au bout de deux mois
Je dépasse la date limite
Denrée périssable je crois
Que c'est pour ça qu'elles me quittent

Certains se conservent mieux
Alors que d'autres pas encore
N'est pas Don Juan qui veut
Il faut le don et des efforts

Catégorie autres déchets
La consommation de masse
Fait de moi ce qu'il te plaît
Tu veux tu m'as tu te lasses

Pourtant je suis sans colorant
Et sans conservateur
Naturel à 100%
Et très bon pour le cœur

Même livré à domicile
Elles me jettent sans autres procès
Consommatrices difficiles
Je suis trop mûr ou pas assez

26/02/2014

La Plus Belle Chanson d'Amour ? (JE RETIENDRAI)

 
La plus Belle Chanson d'Amour ?

Je livre ici mon tout dernier morceau, mixé ce week-end : JE RETIENDRAI : http://youtu.be/JJfuwW8Mc08
Il sera remixé par un pro plus tard.
 

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Je retiendrai

Quand les je t'aime ne seront que des mots
A nos lèvres scellées de monotonie
Je retiendrai le parfum de ta peau
Comme une fleur appelée mélancolie

Quand nos regards ne refléteront plus
Que le mépris ou pire l'indifférence
Je retiendrai toutes ces joies inconnues
Délicieuses éphémères en ces nuits blanches

Quand nos caresses ne seront que passé
A nos corps meurtris du manque de douceur
Je retiendrai chacun de nos baisers
Comme la plus enivrante des fortes liqueurs

Quand nos âmes seront de nouveau distinctes
Loin de nous les mélopées lancinantes
Je retiendrai la mélodie succincte
Musique du bonheur céleste mais absente

Quand nos coeurs ne battront plus en mesure
Que tu auras compris qu'il faut me haïr
Je retiendrai l'essentiel les fioritures
Tout de nous et le plus beau de tes sourires

François Ville à Nantes

10/02/2014

Pour la SAINT-VALENTIN ?

Garant de l'Amour Ideal - Francois Ville.jpg

Pour la Saint-Valentin ?

Le Peau-Aime du jour : Garant de l'Amour Idéal

Garant de l'amour idéal !

Je suis pour toi tu me l'as dit,
Garant de l'amour idéal !
Rien ne fut dit d'aussi joli,
D'aussi gentil et de crucial.

A ces doux mots je fus surpris,
La veille au soir tu eus si mal,
Non pas de coups et pas de cris,
Mais ce fut tout aussi brutal...

Reproches ourdis lâchés glapis,
Suivis d'un silence infernal,
Ceci en fin d'après-midi,
Ceci jusqu'au lit conjugal...

Explications des incompris,
Paroles armées douleurs verbales,
Priorités redéfinies,
Moment tragique et lacrymal...

Comment un couple aussi épris,
Amour et harmonie totale,
Peut-il ainsi se trouver pris,
Dans un travers aussi banal ?

Quoi qu'il en soit larmes taries,
Par caresses et douceurs buccales,
Peu à peu tu me saisis,
Et puis nous fûmes un récital.

Au petit jour tu me souris,
Et prononça ce mot crucial,
Je suis pour toi tu me l'as dit,
Garant de l'amour idéal !

François Ville

27/11/2012

25ème Jet : 1 Poème + 1 T-Shirt Jeux de Mots + 1 Chanson, par Francois Ville

http://francoisville.free.fr/photos/encore%20un%20jour%20sans%20amour%20-%20francois%20ville.jpg
http://image.spreadshirt.net/image-server/v1/compositions/27309602/views/1,width=280,height=280,appearanceId=322.png/porc-epique-francois-ville-jeux-de-mots_design.png
 
Amicalement,
François Ville  
 
P.S. Concerts : j'adore jouer (déjà plus de 126 représentations) mais je n'ai pas le temps de démarcher... Je propose donc la moitié de mon cachet à qui me trouve une date.
 
Radios : plus de 100 dans le monde (USA, Australie, Canada, Grèce, Pologne, Japon,...) ont déjà diffusé mes chansons.
 
Téléchargement : 90 titres au prix d'un album sur vos plateformes préférées : http://francoisville.zimbalam.com/

 
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